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Plus de mixité sociale dans les collèges de Nîmes

publié le 12 juil. 2017 à 23:38 par fcpe30@hotmail.fr
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YAN BARRY

 Plus de mixité sociale dans les collèges de Nîmes

Mme le recteur d'Académie a annoncé son plan pour la rentrée 2018 dans huit établissements nîmois.


La rentrée de septembre 2018 dans les collèges du Nord et de l'Ouest de Nîmes sera placée sous le signe de la mixité sociale. Armande Le Pellec Muller, Mme le recteur d'Académie, l'a annoncé officiellement mercredi 12 juillet, à l'Hôtel Mouret avec un plan bien précis pour y parvenir. Pour ne pas se casser les dents comme nombre de ses prédécesseurs sur ce dossier qui implique une analyse très fine du territoire et des habitants des quartiers, elle a impliqué les services du Département, de l'Agglo, de la Ville et de l'enseignement diocésain.

Les représentants de ces institutions ont d'ailleurs démontré hier leur détermination à être unis et cohérents sur ce dossier (lire les réactions par ailleurs). Armande Le Pellec Muller a rappelé, en préambule, le contexte qui a entraîné ces réflexions poussées à ce sujet avec cette circulaire du ministère de l'Éducation nationale du 7 juillet 2015, qui incite à se mobiliser pour intégrer davantage de mixité sociale au système scolaire.

La fermeture de Diderot officialisée

Ce n’était un secret pour personne. Le collège Diderot, implanté à Valdegour sera bien fermé à la rentrée de 2018, information confirmée hier par Mme le recteur d’Académie. "Ce collège d’une capacité de 600 élèves n’avait enregistré en 2016 que 270 inscrits. Il y a eu un évitement de Diderot. Nous avons échoué en terme de mixité." Si le travail de toutes les équipes de Diderot a été salué, cette fermeture a donc été actée. Quarante élèves de Diderot seront intégrés en septembre 2018 dans le privé à d’Alzon avec un accompagnement alors que les autres collégiens bénéficieront de la nouvelle sectorisation. Les enseignants seront replacés en priorité dans l’établissement de leur choix.

Pour mener ce dispositif de manière expérimentale, l'Académie a donc retenu en février 2016 le département du Gard qui a pu travailler avec le conseil national d'évaluation du système scolaire. La sectorisation, c'est-à-dire la révision de la carte scolaire, a été la solution choisie pour huit collèges publics du Gard (sur onze) : Diderot, Condorcet, Jules-Verne, Jean-Rostand, Révolution, Mont-Duplan, Feuchères et Capouchiné. L'Est de la ville a été épargné, puisqu'il y a le gros projet de futur collège Jules-Vallès au Mas de Mingue couplé à celui d'école expérimentale du Mas de Teste.

En revanche, à l'Ouest, le grand chambardement est annoncé. Il a été décidé du fait de son manque d'attractivité de fermer en 2018 le collège Diderot, implanté à Valdegour (lire par ailleurs). Son classement REP + (Réseau d'éducation prioritaire) ne sera pas perdu pour autant à Nîmes, même s'il est trop tôt pour en dire davantage. Pour revoir la sectorisation des collèges tout en prenant en compte les capacités d'accueil de ces établissements, a été pris en compte l'Indice de position sociale (IPS), un flot d'informations qui permettent de classifier un établissement en terme de difficulté sociale.

700 élèves concernés par la sectorisation

Un travail très fin, long de dix-huit mois, comme l'indique Mme le recteur : “Nous avons travaillé 200 m par 200 m, sur des données de l'Insee. On s'est aperçu que ce territoire nîmois cristallisait une diversité forte. Les seize collèges affichent un IPS de douze points inférieur à celui de l'académie. Il y a aussi une disparité sociale entre public et privé, soit dix-sept points d'écart.” Pour rester dans les données chiffrées, sept cents élèves (sur un total de 8 392 collégiens nîmois dont les deux tiers dans le public) seront concernés à la rentrée 2018 .

Des enfants scolarisés dans une même école pourront être affectés dans des collèges différents. Pour réussir cette nouvelle sectorisation, aux côtés de la Ville, le Département a prévu de multiples rencontres avec les parents à partir de l'automne prochain pour leur expliquer les changements. L'Agglo a été sollicité de son côté pour le volet transport puisque par exemple des élèves de Valdegour vont se retrouver plus loin de leur domicile à Jean-Rostand, alors que les collégiens de cet établissement du quartier de La Cigale devront aller à Jules-Verne, quartier de Pissevin.

Des aides pour le paiement de la demi-pension ont été également évoquées. Pour les proches de ce dossier, après la théorie, le plus difficile commencera dans quelques mois pour rendre concrète cette mixité sociale. Un défi.


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