Revue de presse


Carte scolaire nîmoise : à la rentrée 2018, le grand chamboulement

publié le 25 oct. 2017 à 09:15 par fcpe30@hotmail.fr   [ mis à jour : 25 oct. 2017 à 09:27 ]

MIDI LIBRE


Carte scolaire nîmoise : à la rentrée 2018, le grand chamboulement

Après dix-huit mois de réflexion, le Conseil départemental est en passe de dévoiler la carte de la future sectorisation des collégiens nîmois. 

Objectif visé : la mixité sociale. Mais parents et enseignants déplorent déjà le manque de concertation.

Nathalie Nury, vice-présidente du conseil départemental en charge de l'éducation, porte le dossier de la nouvelle carte scolaire des collèges nîmois. Comment avez-vous imaginé la future carte scolaire ? Le point de départ, c'est d'abord la mixité sociale. Le Département a entamé une réflexion il y a déjà plusieurs années. Il y a deux ans, nous avons fermé le collège Bigot , c'était une première étape mais très vite s'est posée la question de l'avenir de Diderot . Et le constat que la mixité sociale avait presque totalement...

Nathalie Nury, vice-présidente du conseil départemental en charge de l'éducation, porte le dossier de la nouvelle carte scolaire des collèges nîmois.

Comment avez-vous imaginé la future carte scolaire ?

Le point de départ, c'est d'abord la mixité sociale. Le Département a entamé une réflexion il y a déjà plusieurs années. Il y a deux ans, nous avons fermé le collège Bigot, c'était une première étape mais très vite s'est posée la question de l'avenir de Diderot. Et le constat que la mixité sociale avait presque totalement disparu dans les collèges.

Sur quels critères l'avez vous élaborée ?

Nous avons commencé par étudier l'actuelle carte scolaire. Il y avait de la place au collège Mont-Duplan, à Jules-Verne. Mais on ne pouvait pas demander aux familles de Valdegour d'inscrire leurs enfants à Mont-Duplan, géographiquement, ce n'est pas possible. Nous avons pensé, avec les services du Département, de la Ville et du rectorat, une carte scolaire par effet de dominos, avec un total de cinq collèges impactés.

Pour combien d'élèves concernés en septembre ?

On va changer 650 enfants de collèges à la prochaine rentrée. Et le collège Rostand qui était saturé devrait revenir à 600 élèves, au lieu de 690 actuellement. Je tiens à dire que tout cela n'est pas le fruit du hasard. À Nîmes, 53 % des collégiens appartiennent à des catégories socioprofessionnelles défavorisées. La carte scolaire a été pensée à partir d'un travail scientifique, de données de l'Insee et d'études très poussées, presque rue par rue, sur l'indice de position sociale (IPS). Nous avons travaillé sur des carrés de 200 m par 200 m, c'est un travail fin.

Parents et enseignants manifestent  leurs réticences. Que répondez-vous ?

J'entends leurs craintes et moi aussi, j'ai peur car c'est un changement majeur, mais je sais que cela ne peut que bien se passer. J'ai parfois entendu des paroles très dures ! Je comprends les angoisses mais il faut donner une équité de chance à tous. L'école d'aujourd'hui n'est-elle pas la société de demain ? Comment peut-on encore imaginer des collèges ghettos dans notre ville ?

Pensez-vous convaincre avec ces arguments ?

Mais tous les enfants doivent être égaux ! En tant qu'élue, cela en va de ma responsabilité. Donnez-moi un exemple où la mixité n'a pas porté ses fruits. Le vivre ensemble, ce n'est pas que sur le fronton des écoles.

Pourquoi ne pas avoir ouvert votre réflexion à la concertation, qui aurait permis une meilleure adhésion au projet ?

Cela fait presque deux ans que nous y travaillons. Des directeurs d'écoles et chefs d'établissements ont participé aux réunions. Nous rencontrons le syndicat enseignant le 12 octobre.

Des familles se tournent déjà vers le privé...

Ce travail a été mené avec le rectorat et la direction diocésaine, qui s'engage à scolariser quarante enfants de Diderot si les familles le désirent. C'est notre gage de réussite : il s'agit d'une réflexion commune, avec un vrai engagement du recteur.

Le point qui bloque, c'est de demander à des élèves de changer de collèges en cours de cursus.Pourquoi ne pas étaler la carte sur quatre ans ?

Sur quatre ans, nous y avons réfléchi, mais nous avons décidé d'agir en une seule fois pour donner un maximum de chance à la mixité sociale, en accord avec le rectorat. Pour les quatrièmes, nous serons peut-être susceptibles de modifier.

Avez-vous le sentiment d'avoir fait le plus dur ?

Non. J'ai fait le travail qu'il y avait à faire, et jusqu'en 2021, nous allons poursuivre la réflexion, notamment pour les collèges Condorcet et Romain-Rolland. Le président Bouad souhaite une réflexion sur cinq, dix et quinze ans.


BAGNOLS : LA FCPE VEUT RECRUTER DES PROFESSEURS SUR LEBONCOIN.FR

publié le 23 sept. 2017 à 02:24 par fcpe30@hotmail.fr

 
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MIDI LIBRE
  il y a 3 jours  3 JEAN-LUG BUYTAERT
Bagnols : la FCPE veut recruter des professeurs sur leboncoin.fr Corinne Courteille préside la FCPE depuis quatre ans.
M. A.

Un manque d'enseignants au lycée Einstein est à l'origine de cette solution étonnante.

À la rentrée de septembre 2016, Corinne Courteille, la présidente du conseil local de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) de Bagnols, avait déjà pensé passer des annonces sur le site du Bon Coin, pour le remplacement de professeurs manquants. Une solution a priori étonnante. “Il fallait prendre les choses en main. Nos enfants ne pouvaient pas rester sans enseignant alors que nous étions déjà fin septembre...

À la rentrée de septembre 2016, Corinne Courteille, la présidente du conseil local de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) de Bagnols, avait déjà pensé passer des annonces sur le site du Bon Coin, pour le remplacement de professeurs manquants. Une solution a priori étonnante. “Il fallait prendre les choses en main. Nos enfants ne pouvaient pas rester sans enseignant alors que nous étions déjà fin septembre”, explique Corinne Courteille. “Le Rectorat n'apprécie pas cette démarche. Mais, elle s'avère efficace puisque des professeurs ont été nommés quelques jours après”, certifie la mère de famille.

“La même difficulté de recrutement que l'an dernier”

La présidente pense recommencer son initiative. Elle va en faire part aux parents d'élèves lors de l'assemblée générale qui se tient ce mardi 19 septembre (*), en présence, à la fin de la réunion, des chefs d'établissement. “Le jour de la rentrée, tous les professeurs dans les collèges Bernard-de-Ventadour et Gérard-Philipe étaient présents. Il manquait un professeur de français pour les élèves de classe de 4e, au collège du Bosquet."

"Le problème réside dans le fait que le Rectorat ne dispose d'aucun professeur remplaçant pour assurer quatre heures de cours aux élèves. Pour l'enseignant, c'est cinq heures en raison d'une classe divisée en deux. Nous retrouvons là la même difficulté de recrutement que l'an dernier”, souligne Corinne Courteille. Le point noir de la rentrée enregistré par la FCPE concerne le lycée Albert-Einstein.

Sept professeurs manquent à l'appel au lycée Einstein

“Le jour de la rentrée, il manquait deux professeurs. Vendredi dernier, ils étaient neuf absents, soit sept supplémentaires”, déplore la présidente de l'association de parents d'élèves. Corinne Courteille n'entend pas laisser la situation en état : “Là encore, le problème est récurrent. Ce sont des professeurs stagiaires qui refusent de venir. Car tout dépend de l'organigramme de leurs cours au lycée Einstein, puisqu'ils suivent leur cursus à Montpellier. Les matières touchées par l'absence d'enseignants, sont, entre autres, les sciences physiques, l'espagnol et l'anglais. Pour ces deux dernières matières, le Rectorat savait dès juin dernier que les deux professeures seraient absentes. L'une est en congé maladie, l'autre en congé maternité. Moi, je trouve affligeant qu'à la mi-septembre, elles ne soient toujours pas remplacées. Alors, comme l'an dernier, je vais passer une annonce sur le site du Bon Coin. Et je vais adresser un courrier au Rectorat.”

(*) L'assemblée générale se déroule ce mardi, dans la salle A du centre culturel Léo-Lagrange de Bagnols, dès 18 heures. À 18 h 45, les chefs d'établissement seront présents pour débattre avec les parents.

La FCPE déplore le manque de réactivité

Corinne Courteille a adressé une lettre au Recteur d’académie, Armande Le Pellec Muller. Extraits. "Une fois encore, les établissements de la ville de Bagnols sont pénalisés par un nombre trop important de postes de professeurs vacants (...)."

"Le conseil local de Bagnols déplore le manque de réactivité concernant ces absences (...)." "Nous remarquons que chaque année des professeurs stagiaires parviennent à faire changer leur affectation. L’égalité dans l’Éducation doit être une réalité, le Gard rhodanien malgré son loignement mérite aussi des enseignants formés."



 



JOURNAL DU 23 SEPTEMBRE 2017





    RYTHMES SCOLAIRES

    publié le 23 sept. 2017 à 02:11 par fcpe30@hotmail.fr

    L'histoire des rythmes scolaires éclaire une des raisons profondes de l'échec de tant de tentatives de réforme dans le champ éducatif...

    Publié le 20/09/2017 à 11:23 | Le Point.fr
    Une des raisons profondes de l’échec de tant de tentatives de réformes, dans le champ éducatif : la difficulté à faire prévaloir l’intérêt des élèves.
    Une des raisons profondes de l’échec de tant de tentatives de réformes, dans le champ éducatif : la difficulté à faire prévaloir l’intérêt des élèves. © DR

    Pour le président de la République, la France n'est pas réformable. Les « rythmes scolaires » n'en sont-ils pas un témoignage ? L'histoire de cette réforme est de nature à nous éclairer sur une des raisons profondes de l'échec de tant de tentatives de réformes, dans le champ éducatif : la difficulté à faire prévaloir l'intérêt des élèves.

    L'étrange destin de la réforme Peillon

    Pour bien saisir les enjeux du « moment » actuel (que nous désignerons comme « moment Blanquer » : printemps/été 2017), il faut se remettre dans la perspective du premier moment de la réforme (moment Peillon/Hamon, 2012-2014). L'un des aspects les plus frappants de ce premier grand moment est en effet que l'on soit passé, en quelques mois, d'un consensus quasi unanime à une contestation quasi généralisée.

    Le consensus (72 % des Français favorables au passage à la semaine de 4,5 jours) pouvait s'expliquer. Des données scientifiques, produites par la chronobiologie, avaient conduit l'Académie de médecine à conclure que la semaine de quatre jours était un « contresens biologique pour l'enfant » ! L'on avait alors pris conscience, sous l'impulsion d'Antoine Prost, de la nécessité de redresser la courbe du raccourcissement sensible et continu de la durée de présence obligatoire en classe dans l'enseignement primaire (de 1894 à 2008, on était passé de 1 338 à 840 heures annuelles, et de 223 à 140 jours de classe).

    La mise en œuvre de la réforme suscitera pourtant de très importantes résistances. Celles-ci, fondées pour l'essentiel sur des craintes, des rancœurs, et des considérations idéologiques, prenaient le prétexte de réelles difficultés de mise en œuvre pour rejeter en bloc ce dont on saluait peu de temps auparavant le bien-fondé et la nécessité. Après deux années de fortes turbulences, marquées par des grèves et des manifestations, la réforme survécut tant bien que mal, mais au prix d'importantes concessions (dont le décret Hamon, qui autorise le regroupement des activités périscolaires sur un seul après-midi). Mais le retour au calme, dans une ambiance teintée d'amertume et de désenchantement, n'était que précaire. Le moment Blanquer va venir révéler la fragilité de cette survie.

    De la vie et de la mort des réformes

    Est-ce le destin de toute réforme éducative que de passer du consensus au rejet ? L'analyse de la tragi-comédie qu'a constituée le moment 2012-2014 peut en tout cas permettre de dégager, comme a contrario, quelques conditions de possibilité d'une réforme éducative. Tout d'abord, il est important de noter que pratiquement personne n'a remis en cause le bien-fondé du cœur même de la réforme : revenir à une semaine de 4,5 jours pour mieux respecter les rythmes d'apprentissage propres aux élèves. Ce que l'on refuse, ce n'est pas le contenu de la réforme, mais ce qui vient perturber un « ordre » établi, sans gain visible pour la catégorie d'acteurs sociaux à laquelle on appartient. Chacun rêve d'une réforme qui, pour lui, serait à la fois indolore et « gagnante »…

    La réforme devra donc vaincre bien des égoïsmes pour imposer la prise en compte de ce qui est (en tout cas : devrait être !) en son cœur : l'intérêt des élèves. Une étude des reproches adressés à la réforme par les différents groupes d'acteurs en cause (Hadji, 2017) nous a permis d'identifier plus spécifiquement six « zones problématiques », où se jouent six défis. On peut considérer que chacun d'entre eux définit une condition de possibilité de la réussite de la réforme.

    L'actuel, et second grand « moment », de la réforme, nous semble alors souligner l'importance de deux de ces défis, à savoir : ne jamais perdre de vue ce qui donne son sens à la réforme, et en constitue le cœur, d'une part ; être capable de dépasser ses intérêts égoïstes, d'autre part. En effet, cette nouvelle poussée dans « la fièvre des rythmes » (Le Monde du 7 juillet 2017) est une parfaite illustration de ce qui constitue une constante dans la chaotique histoire des réformes éducatives en France : l'insuffisante prise en compte, par les différents acteurs sociaux, de l'intérêt fondamental des élèves.

    La réforme prise au piège des intérêts particuliers

    Depuis que le décret Blanquer du 27 juin en a donné la possibilité, on constate une progression impressionnante du choix du retour à la semaine de 4 jours (31,8 % des écoles, représentant 28,7 % des écoliers, au 18 juillet 2017). Les acquis de la chronobiologie seraient-ils devenus caducs ? Les connaissances produites sur l'importance du temps scolaire et le nombre de jours d'école, obsolètes ? Certainement pas. Mais les acteurs qui s'investissent dans le débat ont en tête bien d'autres considérations. À savoir, les intérêts immédiats des institutions ou des groupes qu'ils représentent, ou auxquels ils appartiennent.

    Le ministre, plongé dans son temps politique, agit en ayant principalement en tête le « coût » et l'intérêt politiques de ses décisions, avec la tentation de défaire ce qu'ont fait ses prédécesseurs, pour bien marquer l'entrée dans les temps nouveaux. Ce qui le conduit à ignorer le vote du Conseil supérieur de l'éducation (rejet le 8 juin, par 35 voix contre 21, du projet de décret autorisant le retour à la semaine de 4 jours). À œuvrer ainsi à la démolition de l'existant sans attendre que l'expérimentation et l'évaluation, dont par ailleurs il vante les mérites, aient eu le temps de produire leurs enseignements. Et à contraindre les écoles et les municipalités à faire des choix dans la précipitation d'une fin d'année scolaire.

    Parents, enseignants et maires irréconciliables ?

    Les parents d'élèves privilégient leurs propres soucis. Pour eux, l'école sert, entre autres, à garder leurs enfants pendant qu'ils travaillent. Ils sont donc d'abord attentifs à ce qui les arrange, et ne voient pas d'inconvénient majeur à la perte d'une matinée de classe (où l'efficacité des apprentissages est plus grande), pourvu que des activités soient proposées le mercredi matin pour compenser.

    Les enseignants, et leurs syndicats, succombent (comme toujours ?) à la tentation de penser d'abord à leurs conditions de travail. Un enseignant interrogé par Le Monde (du 7 juillet 2017) confesse « qu'avoir son mercredi pour soi, c'est confortable ». Faut-il alors s'étonner que, selon une consultation syndicale conduite en juin, 75 % des professeurs des écoles ayant répondu se déclarent en faveur de la semaine de 4 jours (Le Monde des 25/26 juin 2017) ?

    Les maires, enfin, ont d'abord une vision comptable du problème. Dans une période de restriction budgétaire, marquée par la baisse des dotations de l'État, ils privilégient en quelque sorte « naturellement » la recherche du moindre coût. Ce qui les conduit à faire des « choix économiques », « sur le dos des enfants », comme l'exprime la responsable départementale de la FCPE dans l'Aude ( Le Midi libre du 20 juillet 2017).

    À qui appartient-il alors de définir l'intérêt des élèves ?

    Bien sûr, les intérêts de chaque partie prenante méritent d'être pris en compte. En particulier, on peut comprendre que les enseignants soient soucieux de leurs conditions de travail. Toutes les préoccupations ont leur niveau de légitimité. Mais, si le problème à résoudre est de trouver les rythmes les plus favorables aux apprentissages scolaires, les intérêts particuliers doivent passer au second plan, pour s'effacer devant l'intérêt des élèves qui apprennent.

    Ce qui soulève une dernière question : qui peut, en dehors des élèves eux-mêmes, que leur âge ne place pas en situation de dire seuls ce qui est bon pour eux, parler légitimement au nom des élèves ? La réponse nous paraît simple : les scientifiques, pour la description des processus d'ordre chronobiologique ; les pédagogues, pour la recherche de « bonnes pratiques » à mettre en œuvre ; le législateur, pour la détermination des finalités de l'action éducative collective. Puissions-nous être d'abord à l'écoute des voix en provenance de ces trois champs.

    *Charles Hadji est professeur émérite (sciences de l'éducation) à l'université Grenoble-Alpes. Ancien élève d'une École normale d'instituteurs, agrégé de philosophie (1969), Charles Hadji s'est consacré pendant vingt ans (1967-1987) à la formation des enseignants des premier et second degrés.

    Le rectorat déploie son énergie contre le décrochage scolaire

    publié le 11 sept. 2017 à 11:53 par fcpe30@hotmail.fr   [ mis à jour : 11 sept. 2017 à 11:59 ]

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    MORGANE MASSON

    Le rectorat déploie son énergie contre le décrochage scolaire

     L'académie souhaite mettre l'accent sur la transformation pédagogique.

    Rituel incontournable précédant la rentrée scolaire, Armande Le Pellec Muller, recteur de l'académie de Montpellier, a présenté hier les lignes directrices de la rentrée 2017 à l'occasion de sa conférence de presse. Alors que cette rentrée s'inscrit dans un nouveau...

    Rituel incontournable précédant la rentrée scolaire, Armande Le Pellec Muller, recteur de l'académie de Montpellier, a présenté hier les lignes directrices de la rentrée 2017 à l'occasion de sa conférence de presse.

    Alors que cette rentrée s'inscrit dans un nouveau contexte politique (lire ci-dessous), l'académie de Montpellier, en accord avec la politique insufflée par le nouveau ministre de l'Éducation, a mis l'accent cette année sur deux grands projets : le pilotage de proximité et la transformation pédagogique.

    Le premier vise à renforcer la continuité de l'enseignement à différentes échelles. Le second viendra appuyer la lutte contre le décrochage scolaire, “un enjeu toujours présent malgré une bonne progression depuis 2012”, souligne Mme le recteur.

    Nouveaux dispositifs

    Et si les chiffres du décrochage sont déjà en baisse sur l'académie, 16 % en 2012, contre 10,7 % en 2016, de nouvelles mesures viendront renforcer le dispositif. Ainsi, l'académie vise un objectif “100 % réussite en CP”, à travers la mise en place des classes à douze élèves dans les zones REP +. Sur l'académie, cela représentera par exemple un total de 93 classes supplémentaires, pour un total de 213 classes, n'excédant pas les douze élèves.

    Dans le même temps, une nouveauté devrait voir le jour dès la rentrée des vacances de la Toussaint dans les collèges de l'académie : le programme “devoirs faits”, également déployé à l'échelle nationale. Ce dispositif, déjà existant dans les établissements d'éducation prioritaire, va donc s'étendre à tous les collégiens, afin de renforcer la réussite scolaire, sur la base de la demande des familles. “Une démarche d'alliance éducative avec les parents, sur la base de la gratuité”, souligne Armande Le Pellec Muller.

     

     

    NÎMES Les collèges face au défi de la mixité

    publié le 12 juil. 2017 à 23:45 par fcpe30@hotmail.fr

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    À la rentrée 2018, environ 700 collégiens nîmois seront envoyés dans un autre établissement. Objectif : favoriser la mixité sociale, gage de réussite et d’intégration dans la société. 

    Officiellement, ils rendront leur copie en décembre. « Ils », ce sont le Rectorat, le Département, l’Agglomération Nîmes Métropole et la Ville. En 2016, ces acteurs ont souhaité s’impliquer dans une « expérimentation de la mixité sociale » proposée par l’ex-ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem. En ce début de période estivale, les grandes lignes du projet ont été dévoilées : 8 des 16 collèges nîmois sont concernés*. 

    Voyants au rouge

    Un diagnostic du territoire a d'abord été établi.  La rectrice de l’académie de Montpellier, Armande Le Pellec Muller évoque l’IPS (l’Indice de Progrès Social). Il tient compte du niveau de diplôme des parents, des conditions matérielles de la maison ou encore de l’ouverture culturelle. Les chiffres sont alarmants : les 16 collèges nîmois (public/privé confondus) sont neuf points en-dessous de la moyenne départementale. Quand on compare les collèges publics et privés à Nîmes, l'écart est de 60 points ! En clair : les collégiens nîmois aisés ne côtoient pas leurs camarades des classes populaires.

    700 collégiens concernés

    Pour réussir le chantier de la mixité sociale, il faut le bon outil. Choix a été fait de jouer sur la sectorisation. C’est-à-dire, l'affectation d'un collégien par rapport à son lieu de résidence. À la rentrée 2018, 700 élèves issus de 8 collèges nîmois (Diderot, Condorcet, Feuchères, Capouchiné, Rostand, Verne, Mont Duplan, Révolution) changeront d’affectation. Les établissements à l'est de Nîmes (Les Oliviers, Romain Rolland et Jules Vallès) ne sont pas concernés par le projet, ni les lycées. En 2019, le nouveau collège Jules Vallès devrait proposer de nouvelles formations pour être plus attractif. 

    Quel projet ?

    « Nous sommes encore dans la théorie » précise le Rectorat, soucieux de ne pas entrer dans les détails. Une précaution pour ne pas effrayer les parents d’élèves ? Ou déclencher le courroux des syndicats, consultés à partir de septembre ? Une chose est sûre : on ne sait pas grand chose sur le devenir de ces 700 collégiens. En concertation avec la Ville, une école pourrait avoir deux collèges d’affectation. Concernant Condorcet (Pissevin), l'option de désengorger l'établissement a été retenue.

    Sur la fermeture de Diderot (Valdegour), les 270 élèves seront réaffectés en partie « à Jules Vernes qui, accueillera aussi des élèves de Jean Rostand. » La label REP+ dont jouissait Diderot « pourra être donné à un autre établissement de la ville qui ne l’avait pas aujourd’hui. » 

    Côté privé, les quatre collèges accueilleront 40 élèves, issus de familles plus modestes, « sans augmenter leur effectif.» 

    Sévérité sur les dérogations

    Elles nuisent à la mixité sociale, permettant aux parents de placer leur enfant dans l’établissement de leur choix. Élue à Nîmes en charge de l'enseignement scolaire, Valérie Rouverand reconnaît : «Nous sommes confrontés aux comportements de familles qui ne veulent pas se mélanger. » L'académie assure qu'elle sera désormais plus sévère : « les dérogations seront accordées en accord avec les textes (handicap, raisons médicales, bourses…). Pour la rentrée 2017 en sixième, sur les 343 demandes de dérogation, 115 ont été accordées. Ça n’avait jamais été fait ! »

    La mixité sociale, pour quoi faire ?

    Un projet n’a de sens que lorsqu’il est compris et partagé. La mixité sociale est toujours un sujet délicat. Pourtant, Armande Le Pellec Muller l’assure : « c’est dans la diversité que l’on réussit le mieux. Elle permet de s'enrichir mutuellement, tout le monde y gagne. Ça s’appelle la République française ! » Le collège, l'un des leviers de la mixité sociale. D'autres sont à activer (logements, transports...) dans le cadre du nouveau projet de renouvellement urbain.  

    Coralie Mollaret

    Plus de mixité sociale dans les collèges de Nîmes

    publié le 12 juil. 2017 à 23:38 par fcpe30@hotmail.fr

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    YAN BARRY

     Plus de mixité sociale dans les collèges de Nîmes

    Mme le recteur d'Académie a annoncé son plan pour la rentrée 2018 dans huit établissements nîmois.


    La rentrée de septembre 2018 dans les collèges du Nord et de l'Ouest de Nîmes sera placée sous le signe de la mixité sociale. Armande Le Pellec Muller, Mme le recteur d'Académie, l'a annoncé officiellement mercredi 12 juillet, à l'Hôtel Mouret avec un plan bien précis pour y parvenir. Pour ne pas se casser les dents comme nombre de ses prédécesseurs sur ce dossier qui implique une analyse très fine du territoire et des habitants des quartiers, elle a impliqué les services du Département, de l'Agglo, de la Ville et de l'enseignement diocésain.

    Les représentants de ces institutions ont d'ailleurs démontré hier leur détermination à être unis et cohérents sur ce dossier (lire les réactions par ailleurs). Armande Le Pellec Muller a rappelé, en préambule, le contexte qui a entraîné ces réflexions poussées à ce sujet avec cette circulaire du ministère de l'Éducation nationale du 7 juillet 2015, qui incite à se mobiliser pour intégrer davantage de mixité sociale au système scolaire.

    La fermeture de Diderot officialisée

    Ce n’était un secret pour personne. Le collège Diderot, implanté à Valdegour sera bien fermé à la rentrée de 2018, information confirmée hier par Mme le recteur d’Académie. "Ce collège d’une capacité de 600 élèves n’avait enregistré en 2016 que 270 inscrits. Il y a eu un évitement de Diderot. Nous avons échoué en terme de mixité." Si le travail de toutes les équipes de Diderot a été salué, cette fermeture a donc été actée. Quarante élèves de Diderot seront intégrés en septembre 2018 dans le privé à d’Alzon avec un accompagnement alors que les autres collégiens bénéficieront de la nouvelle sectorisation. Les enseignants seront replacés en priorité dans l’établissement de leur choix.

    Pour mener ce dispositif de manière expérimentale, l'Académie a donc retenu en février 2016 le département du Gard qui a pu travailler avec le conseil national d'évaluation du système scolaire. La sectorisation, c'est-à-dire la révision de la carte scolaire, a été la solution choisie pour huit collèges publics du Gard (sur onze) : Diderot, Condorcet, Jules-Verne, Jean-Rostand, Révolution, Mont-Duplan, Feuchères et Capouchiné. L'Est de la ville a été épargné, puisqu'il y a le gros projet de futur collège Jules-Vallès au Mas de Mingue couplé à celui d'école expérimentale du Mas de Teste.

    En revanche, à l'Ouest, le grand chambardement est annoncé. Il a été décidé du fait de son manque d'attractivité de fermer en 2018 le collège Diderot, implanté à Valdegour (lire par ailleurs). Son classement REP + (Réseau d'éducation prioritaire) ne sera pas perdu pour autant à Nîmes, même s'il est trop tôt pour en dire davantage. Pour revoir la sectorisation des collèges tout en prenant en compte les capacités d'accueil de ces établissements, a été pris en compte l'Indice de position sociale (IPS), un flot d'informations qui permettent de classifier un établissement en terme de difficulté sociale.

    700 élèves concernés par la sectorisation

    Un travail très fin, long de dix-huit mois, comme l'indique Mme le recteur : “Nous avons travaillé 200 m par 200 m, sur des données de l'Insee. On s'est aperçu que ce territoire nîmois cristallisait une diversité forte. Les seize collèges affichent un IPS de douze points inférieur à celui de l'académie. Il y a aussi une disparité sociale entre public et privé, soit dix-sept points d'écart.” Pour rester dans les données chiffrées, sept cents élèves (sur un total de 8 392 collégiens nîmois dont les deux tiers dans le public) seront concernés à la rentrée 2018 .

    Des enfants scolarisés dans une même école pourront être affectés dans des collèges différents. Pour réussir cette nouvelle sectorisation, aux côtés de la Ville, le Département a prévu de multiples rencontres avec les parents à partir de l'automne prochain pour leur expliquer les changements. L'Agglo a été sollicité de son côté pour le volet transport puisque par exemple des élèves de Valdegour vont se retrouver plus loin de leur domicile à Jean-Rostand, alors que les collégiens de cet établissement du quartier de La Cigale devront aller à Jules-Verne, quartier de Pissevin.

    Des aides pour le paiement de la demi-pension ont été également évoquées. Pour les proches de ce dossier, après la théorie, le plus difficile commencera dans quelques mois pour rendre concrète cette mixité sociale. Un défi.


    Rythmes scolaires : un plébiscite pour un retour de la semaine de quatre jours

    publié le 7 juil. 2017 à 02:31 par fcpe30@hotmail.fr

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    PIERRE DAUTRIAT
    Rythmes scolaires : un plébiscite pour un retour de la semaine de quatre jours 

    Dès la rentrée 2017, ou au plus tard en 2018, de nombreuses communes vont revenir à cette formule.


    La marche arrière est enclenchée. "Des enfants fatigués, qui n'en peuvent plus", arguent les professeurs. "Des difficultés budgétaires", se justifient les maires. "Une mesure qui renforce les inégalités", fulminent plusieurs syndicats. Le passage à la semaine de 4,5 jours dans les écoles françaises en 2014 n'a jamais vraiment fait l'unanimité. Et dans un contexte où l'État devrait encore réduire les aides dédiées à cette réforme, la plupart des communes entament aujourd'hui un rétropédalage en règle.

    Le décret gouvernemental paru mercredi dernier les y autorise "quand existe un consensus local entre les communes et les communautés éducatives", précise toutefois le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Partout, les consultations sont lancées. Les petites communes désireuses de revenir à quatre jours devraient pouvoir y arriver dès la rentrée 2017. Pour les plus grosses, l'organisation étant plus lourde, il faudra attendre 2018.

    "À partir du jeudi on ne peut plus rien tirer des enfants !"

    Pour Alain Bergnes, directeur d'établissement et secrétaire départemental du Syndicat national des écoles (SNE), il est urgent de revenir aux quatre jours hebdomadaires partout. "93 % des professeurs que nous avons sondés à Béziers sont pour revenir à 4 jours".

    Pour lui, les Temps d'activités périscolaires (TAP) et la demi-journée supplémentaire de cours pèsent sur la concentration des enfants même s'ils finissent plus tôt leurs journées. "Ce n'est pas 45 minutes par-ci ou par-là qui changent le fond du problème. Les enfants ont besoin d'un jour (le mercredi) pour se reposer et faire des activités extrascolaires. Sinon, à partir du jeudi, on ne peut plus rien en tirer !", alerte Alain Bergnes.

    Lui, dénonce une réforme idéologique et une municipalisation de l'école avec une charge financière trop importante en particulier sur les petites communes. "C'est avant tout un problème économique. Et cela creuse les inégalités. Pas sûr que les enfants aient des conditions similaires à Castelnau-le-Lez et à Béziers. D'ailleurs, ici, quatre écoles (sur 39) ne proposent rien du tout aux enfants qui restent en étude en guise d'activités…". La ville de Béziers joue la montre et préfère "attendre les conseils d'école du 1er trimestre pour savoir quelle est la volonté majoritaire" avant de se prononcer. La rentrée 2017 se fera donc sur le même rythme.

    Le refrain est sensiblement le même à Alès, comme le souligne Christian Chambon, adjoint en charge de l'éducation : "Ici, le consensus est déjà fait" et la commune "va revenir le plus vite possible" aux quatre jours hebdomadaires. Neuf établissements sont concernés. "Nous n'avons pas les moyens humains nécessaires", souffle l'élu qui précise qu'Alès "mène déjà un projet à 300 000 € par an pour les écoles des quartiers".

    "Les communes doivent se donner un an de réflexion"

    Si une majorité de personnes se satisfont d'un retour à la semaine de quatre jours, certains s'y opposent farouchement. C'est le cas de Brigitte Lagors, présidente de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) de l'Hérault lassée par le "détricotage des mesures tous les 5 ans". Selon elle, "Les maires s'engouffrent dans un retour aux quatre jours uniquement par soucis économique. Nous, nous constatons que ça se passe beaucoup mieux avec les enfants sur 4,5 jours".

    Loin de s'étonner de cette marche en arrière, elle affirme : "Les enseignants sont contents, ils travailleront une demi-journée de moins, les maires feront des économies… Mais que veut-on réellement pour nos enfants ?" La Fédération souhaite que chaque commune se donne une année de réflexion pour travailler sur ces questions avec tous les partenaires. "Y compris les parents ! Pas qu'on soit juste utile pour organiser les kermesses de fin d'année !".Si la volonté est ferme d'acter rapidement un retour à la semaine de 4 jours, seul l'aval de la Direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) permettra de le faire. Une décision sera prise pour chaque commune après examen du dossier. Certains retours en arrière pourraient donc être repoussés.

    Reste aussi à connaître le sort réservé aux nombreux agents recrutés dans chaque commune pour animer les TAP. Réaffectation, temps de travail réduit ou limogeage ? Ce rythme-là reste aussi à définir.


    Rythmes scolaires dans le Gard rhodanien : la semaine de quatre jours plébiscitée

    publié le 30 juin 2017 à 07:58 par fcpe30@hotmail.fr   [ mis à jour : 30 juin 2017 à 08:01 ]

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    THIERRY DEVIENNE ET PIERRE-JEAN CÔME

    Rythmes scolaires dans le Gard rhodanien : la semaine de quatre jours plébiscitée

     En majorité, les communes du Gard rhodanien devraient demander une dérogation auprès du ministère

     La fin d'année scolaire est synonyme de conseils d'école qui procèdent aux bilans avant la trêve estivale. Cette année, les enseignants, parents d'élèves et élus qui y siègent sont amenés à se pencher sur une autre question : est-ce qu'on maintient la semaine des quatre jours et demi ou revient-on aux quatre jours ?

    En effet, un projet de décret a été présenté début juin devant le conseil supérieur de l'éducation pour avis consultatif. Il pourrait entrer en vigueur au lendemain de sa publication au Journal Officiel. Officiellement, il n'est pas question de revenir sur la réforme Peillon. Mais, comme l'a annoncé Emmanuel Macron, le nouveau Président de la République, chaque commune doit avoir la possibilité de demander une dérogation et revenir à la semaine de quatre jours dès la rentrée de septembre 2017.

    D'une enquête rapide auprès des maires du Gard rhodanien que nous avons pu joindre, se dégagent trois tendances : ceux qui souhaitent effectivement revenir à la semaine de quatre jours, ceux qui attendent d'en savoir plus au niveau des textes et ceux qui ne se sont pas déterminés parce que les conseils d'école n'ont pas encore eu lieu.

    Certains sont soulagés

    "Nous sommes pour le retour à quatre jours. c'est voté en conseil d'école et en conseil municipal. On rend à l'Éducation nationale ce qui lui appartient", déclare Marc Angéli, le maire de Saint-Paul-les-Fonts. "La commune va revenir à la semaine de quatre jours. Le vote a eu lieu voici quelques jours. C'est très bien, car cela va nous enlever une belle épine du pied", lance Olivier Jouve, maire de Saint-Geniès-de-Comolas.

    "Nous devrions repasser à la semaine de quatre jours, assure Jean-Marc Roubaud, maire de Villeneuve-lès-Avignon. Un conseil d'école s'est tenu et les parents sont pour. Le fameux décret est attendu. Je crois qu'il est prévu qu'il soit publié le 5 juillet. Nous avons un conseil municipal le 13 juillet. Cela sera à l'ordre du jour." 

    D'autres maires admettent que ce choix vient d'abord de considérations financières : "Nous n'avons pas les moyens d'embaucher un directeur", indique Laurent Nadal de Cavillargues. Sébastien Bayart, de Codolet, se réjouit visiblement de cette possibilité : "Les mercredis matin, on va rétablir le centre aéré si possible." ; "Ça coûte cher aux petites communes", a rappelé Gérard Castor dont la commune de Cornillon s'entendait avec celles de Saint-Gervais, Saint-Michel-d'Euzet et Goudargues pour les Nouvelles activités périscolaires (Nap). Bernard Ducros, d'Orsan, va dans le même sens quand il explique : "On perdait nos contrats aidés. On aurait eu du mal à poursuivre." "Les Nap fonctionnaient bien mais difficile de les maintenir dans le temps", déclare pour sa part Jean-Marc François, de Lussan.

    En attendant le décret

    En revanche, en l'absence du décret, des élus sont plus réservés. "Le problème, c'est que je voudrais bien avoir le décret pour savoir comment s'organiser. Les élus se réunissent aujourd'hui mardi pour en discuter. C'est important car si les quatre jours sont décidés, cela aura des répercussions sur les contrats des animateurs", souligne Dominique Ribéri, maire de Rochefort-du-Gard.

    Du côté de Vénéjan, les interrogations sont grandes. "Cette semaine des quatre jours, c'est encore un effet d'annonce, et ce à quelques jours des vacances d'été. Nous n'avons pas le texte du décret, et la pression monte : d'un côté celle des parents qui penchent pour les quatre jours, de l'autre les personnes en contrats qui travaillaient dans le périscolaire et qui ne savent pas si elles doivent rechercher du travail ailleurs. Pour ma part, c'est un vrai dysfonctionnement", lâche le maire, Bruno Tufféri. Pascal Gisbert, son collègue de La Bastide-d'Engras, se dit partagé, à titre personnel, sur le sujet : "Les enfants sont fatigués mais ça m'embête d'y renoncer pour ceux à qui ça apportait un petit plus."

    Prudent, Patrick Palisse, du Pin, parle de "transmettre cette semaine à l'Éducation nationale le souhait de revenir à la semaine de 4 jours, recueilli par sondage auprès des parents". Cela concerne le regroupement pédagogique avec Saint-Pons-la-Calm, soit quelque 80 enfants.

    Brigitte Vandemeulebroucke, de Carsan, précise que son conseil a délibéré pour demander à revenir aux quatre jours "mais nous avons renouvelé notre convention avec la Ligue de l'enseignement et nous devons voir si nous pouvons nous dédire sans avoir à verser d'indemnités". À Domazan, la même situation est à l'origine d'un statu quo : "Nous n'avons pas assez d'éléments sur les nouvelles dispositions et nous avons des engagements avec nos intervenants, justifie Louis Donet, le maire. Donc, nous restons à 4 jours et demi. À l'automne, nous discuterons avec les enseignants et les parents pour voir ce qu'on fera d'ici la rentrée 2018". À Issirac et Pont-Saint-Esprit, on n'était pas en mesure de répondre, les conseils d'école ne s'étant pas encore prononcés.


    MIXITÉ DANS LE GARD

    publié le 7 mars 2017 à 01:17 par fcpe30@hotmail.fr


    Nîmes : la fermeture du collège Diderot inquiète

    publié le 3 mars 2017 à 09:40 par fcpe30@hotmail.fr

        Agathe Beaudoin        

    Nîmes : la fermeture du collège Diderot inquiète

    Les parents d'élèves et le syndicat FSU montent au créneau pour dire leur incompréhension.

    D'abord, il y a eu la manière : une annonce réservée à la presse à l'automne, alors que ni les parents, ni les enseignants, n'avaient été mis au fait du jour. Et, depuis, un sentiment d'être "ignoré" qui persiste. Ce mardi 21 février, les parents d'élèves du collège Diderot, représentés par Florence Testud, à la tête de la FCPE (fédération des conseils de parents d'élèves), et les enseignants, via le syndicat FSU, sont montés au créneau pour dire leur incompréhension et surtout leurs attentes au sujet du collège Diderot.

    Le collège de Valdegour

    Cet établissement, situé quartier Valdegour, accueille moins de 300 élèves, en grande majorité des enfants vivants dans des familles défavorisées. Ce collège ghetto, le Département a décidé de le supprimer. "Mais pour quelle solution ?, s'interroge Florence Testud. Que va-t-on proposer aux familles ?"

    Les membres du syndicat FSU déplorent l'absence de concertation : "On a le sentiment d'une décision prise à la va-vite. Il s'agit du deuxième collège à fermer en deux ans, dans une ville de 150 000 habitants dont la démographie augmente. On ne voit pas ça ailleurs !" s'agace le secrétaire départemental Emmanuel Bois.

    Pour le moment, le Département n'a toujours pas donné la moindre information sur l'organisation. Interrogée par Midi Libre, l'élue chargée du dossier Nathalie Nury n'a pas non plus voulu vendre la mèche. Où iront donc les collégiens ? Et par quels moyens de transports ? "On croit comprendre qu'ils seront dispersés dans d'autres collèges de la ville, mais cela va engendrer des frais de transports et de cantines pour les familles", commente Florence Thiebaud.

    "Ces enfants doivent au contraire être chouchoutés"

    Annonce brutale et mal réfléchie du Département ? Décision budgétaire imposée par le ministère ? Du côté des parents comme du syndicat enseignant, ce choix n'est pas justifié, même si tous s'accordent à dire que la situation de Diderot ne pouvait pas s'éterniser. Eux estiment qu'une des solutions pourrait être la construction d'un nouvel établissement "qui favorise la mixité sociale", à l'ouest de Nîmes, vers la zone de Carémeau ou du Mas des Lauzes.

    En attendant des annonces concrètes, Florence Thiebaud pense "que ces enfants doivent au contraire être chouchoutés. On doit leur donner de vraies conditions de réussite scolaire et non pas les laisser dans le flou". Le conseil départemental doit communiquer sur le sujet d'ici le 10 mars. Et le recteur se rend jeudi au collège Diderot. Les syndicats enseignants n'ont pas été conviés, la presse non plus.


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