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Information sur l'égalité garçon-fille à l'école

publié le 28 janv. 2014 à 16:58 par fcpe30@hotmail.fr   [ mis à jour : 28 janv. 2014 à 17:02 ]

La FCPE observe qu'une offensive est en cours, menée dans plusieurs départements, contre les ateliers « ABCD de l'égalité » lancés par le ministère des Droits des femmes. Liés pour certains à l'extrême-droite, ceux qui la relaient font un amalgame entre ces ateliers et un enseignement de la « théorie du genre » dont l'objectif serait d'apprendre l'homosexualité aux enfants dès la maternelle. Ils invitent les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école un jour par mois.
Les ABCD de l'égalité visent à éduquer à l'égalité garçon-fille et à travers elle à lutter contre les discriminations sexuelles.
Ces modules seront proposés cette année dans plus de 600 classes de la grande section de maternelle au CM2, avant d'être généralisés. L'objectif affiché du ministère des Droits des femmes est d'« amener dès le plus jeune âge les élèves à s'interroger sur leurs représentations du monde, les freins qu'ils s'imposent à eux-mêmes parce que filles, parce que garçons, le respect qu'ils se portent, et de « prévenir très tôt les phénomènes d'autocensure comme ceux de violence, donner confiance en eux, aux filles comme aux garçons, pour simplement être soi en ne se laissant pas enfermer dans des carcans et des rôles prédéterminés et inégalitaires ».
Ce programme s'inscrit dans le cadre des enseignements existants : en éducation physique et sportive, dans les cours d'éducation artistique, d'histoire, etc..
Les opposants à ce projet ne disent pas qu'ils sont contre l'égalité entre les femmes et les hommes (inscrite dans le préambule de la Constitution). Ils cherchent à faire peur aux parents d'élèves en expliquant que la « théorie du genre » vise à remettre en cause les fondements naturels biologiques de l'identité des sexes afin de nier la différence entre un homme et une femme et à imposer l'homosexualité comme nouvelle norme sociale.
Il n'existe pas une « théorie du genre » en sciences sociales (ni en sciences), mais il existe de nombreux travaux dits « sur le genre » reposant sur l'idée que les stéréotypes sexués (par exemple : un garçon ne peut pas jouer à la poupée, les filles ne sont pas faites pour être ingénieur, etc.) sont socialement construits, et que la différenciation sexuelle des places occupées dans la société par les hommes et les femmes n'est pas prescrite par la nature.
Nous considérons, nous, que ce type de projet pédagogique développe l'esprit critique et peut permettre de lutter contre tous les stéréotypes : racistes, d'âge, de classe, etc.