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Communiqué de presse - rentrée 2015

publié le 4 sept. 2015 à 05:58 par fcpe30@hotmail.fr   [ mis à jour : 4 sept. 2015 à 06:34 ]

RENTREE SCOLAIRE 2015 : 
LA FCPE DU GARD REFUSE QUE LES VILLES FASSENT PAYER LES FAMILLES

Un certain nombre de communes gardoises, et pas les plus petites (Nîmes, Uzès, Aimargues,…) ont décidé en cette rentrée,  de transférer directement aux familles une part importante du coût de l’éducation qui leur revient, prenant prétexte de la mise en place de nouvelles activités périscolaires et  ce alors que l’état les a doté pour la mise en place de cette réforme de fonds nouveaux. 

A cet  égard la ville de Nîmes fait figure de plus mauvais exemple et même de  cancre pour les familles : les activités périscolaires passent d’une quasi-gratuité à un coût oscillant par enfant et par an de 60 à 180 euros quelques soit les horaires de fréquentation de l’enfant (jusqu’à  360 € pour des enfants  scolarisés à Nîmes mais dont les parents résident en dehors), les transports scolaires (pass-étude) augmentent  de nouveau de 7% à 168 € par an, soit 60 % d’augmentation en 3 ans, alors que le nombre de dessertes (horaires et géographiques)  dans la ville a baissé et continue à baisser.  Les classes transplantées (« classes vertes ») de la ville avec ou sans nuitées auparavant gratuites deviennent également payantes. Que ces décisions relèvent de deux collectivités différentes (ville et agglo) n’y change rien. Ce sont les familles et donc les enfants  que l’on va punir. Ce sont eux à   qui les communes ou intercommunalités font payer la note de leurs arbitrages budgétaires. Le coût de la mise en place des activités périscolaires à Nîmes était par exemple parfaitement connu depuis trois ans.
Alors que les communes, y compris la plus grande de notre département, n’ont jamais été  autant soutenu pour leurs efforts de politique éducative (financements  par les CAF et l’état), elles décident de racketter les parents dans ce domaine, y compris dans les quartiers de la ville pour lesquelles elles reçoivent des fonds supplémentaires dans le cadre de la dotation de « solidarité urbaine » (on se demande laquelle ?)
Alors que la mise en place des activités périscolaires de qualité est reconnue par tous comme un outil important de la lutte contre l’inégalité d’accès à des pratiques culturelles, artistiques et sportives de qualité et pour la réussite de tous, ces élus décident froidement de torpiller les projets  éducatifs de territoire qu’ils ont signé depuis deux ans et qui sont pourtant la justification des aides de financement.
 Nous dénonçons l’abandon de la politique éducative par la ville de Nîmes comme par les autres communes qui appliquent cette politique. Nous demandons immédiatement le retour à la gratuité pour l’encadrement des activités éducatives.